2tours

Quelques dates

 

Ce château a été bâti sur une fortification romaine (castrum).

Le château initial, en bois est d’époque carolingienne (IXe)

XIe : Le château est reconstruit en pierre. C’est aussi le début du comté de Longueville.

1094 : Bataille entre Henri de Plantagenêt, Roi d’Angleterre et Philippe 1er, roi de France

1256 : Visite de Saint Louis, comte de Longueville

1350 : Les Navarrais prennent le château, le comte était roi de Navarre.

1356 : Les Français assiègent le château possessions des Navarrais.

1364 : le comté redevient français

1385 : Le comté se dote d’un blason

1417: Possession anglaise

1435 : Possession française

1438 : Possession anglaise

1467 : Travaux sur le château

1472 : Destruction du château par le sieur de Bourgogne

1485 : Travaux sur le château

1505 : Le comté devient duché avec sa fusion avec la baronnie d’Auffay

1589 : Visite d’Henri IV

1672 : Fin du duché et création du baillage qui survivra jusqu’à la révolution

XVIIe : Désarmement du château, qui devient carrière qui appartenu a Mr de Quiefdeville de Belmesnil puis à Mr Le Prince

1862 : Le château est sur la liste des Monuments Historiques avant d’en être rayé en 1886.

1882 : Achat du château par la commune, le 24 septembre

1944 : Le château est inscrit en juin.

1948 : La mairie lance sa procédure de classement au Monument Historique

1961 : Annexion de la propriété Burlet par la commune (qui empêchait le classement)

1969 : Château classé Monument Historique.

 détail

Le château

Le château se perche à 120m de haut, il mesure 100m de long et 80 de large pour une circonférence de 800m.

Il possédait deux portes avec deux ponts levis pour franchir les fossés qui entourent l’enceinte. En plus du donjon, le château compte trois autres tours : une tour d’angle, une tour de garde et une tour d’armes. Enfin il y avait une chapelle et une prison.

Description de 1744

–      2 vieilles tours

–      Quelques murs

–      Un reste du logis (sans toit)

Les travaux

Une tour supplémentaire (la tour d’armes) a été rajoutée ainsi que des travaux à l’ouest à l’emplacement de la prison. Et date d’avant 1467. Elle était en brique et était pourvu de trois cheminées.

Travaux de 1467

Les travaux ont été dirigés par Perrin Sautin avant N. Duval (maître des œuvres de maçonnerie du roi au bailliage de Rouen) devait l’être mais il est retenu au château de Châteaudun.

Dans la chapelle aujourd’hui disparue, il y avait 3 statues l’une en pierre de Vernon qui représentait Dunois, le bâtard d’Orléans et les deux autres en pierre de Caen qui représentait la Hire et Du Guesclin. Ces statues ont été livrées par P. de Signerre, maître d’œuvre des œuvres de maçonnerie de Rouen.

Lors des réparations on comptait : 3 tailleurs de pierre, six maçons, des manutentionnaires et un apprenti.

Des travaux aussi importants on été entrepris en 1485 :

Les chemins sont refaits, les tours la chapelle…

C’est à cette époque que le château est majoritairement en briques, volonté du roi Charles VII. Dans le cas de Longueville, la technique choisie, qui date du XIe mais repris au XVe, a été de faire des épis en briques et silex et d’alterner les deux matériaux. Quand aux toitures elles sont en chaume en ardoise ou en tuiles.

On a trouvé la provenance des produits :

Une partie des matériaux provient soit des ruines du château de Longueville ou celui de Torcy.

         La pierre vient de Caen, de Ranville (Calvados) ou de Vernon, la pierre de Caen et de Ranville étaient des pierres de qualité moyenne tandis que celle de Vernon était de qualité supérieure. Elles servaient pour les marches et pour les linteaux des fenêtres.

La brique provient de Longueville après la construction de la briquèterie au XVe. Les liants utilisés sur le château sont un ciment à base de poix et d’huile ou du mortier. Il n’y a pas de présence de plâtre. Le bois provient de la forêt de Saint Saëns.

         Quant aux matériaux de toitures, les ardoises viennent d’Angleterre. Le chaume est produit localement. La tuile était de La Chapelle du Bourgay.

         D’autres matériaux sont extraits localement comme la chaux au Catelier et à Sainte Foy ou le sable provenant de Saint Honoré.

Enfin les clous venaient de la région d’Orbec (Calvados), le maître verrier, G de la Houssaye de Dieppe.

Au XIXe le château en ruine connaît des rajouts qui seront détruits par la commune pour qu’il existe une harmonie de l’ensemble.

Avant le classement en 1969, un travail de déboisement a été entrepris, ainsi on pouvait voir les ruines de la voie du chemin de fer.

En 2002, la Communauté de communes prend en charge les édifices classés Monuments Historiques. En 2006, le château va lancer l’idée de chantiers école qui va se renouveler.

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